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		<title>HISTOIRES DE REGARDS &#8230; DANS L’INSTITUTION Traitement du scopique dans  l’institution Gilles Barberat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Sep 2021 14:57:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.editions-harmattan.fr/livre-histoires_de_regards_dans_l_institution_traitement_du_scopique_dans_l_institution_gilles_barberat-9782343234571-70734.html" target="_blank" rel="noopener"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-2153 size-large" src="https://gillesbarberat.fr/wp-content/uploads/2021/09/Gilles-Barberat-histoire-des-regards-dans-linstitution-1-728x1024.jpg" alt="" width="728" height="1024" srcset="https://gillesbarberat.fr/wp-content/uploads/2021/09/Gilles-Barberat-histoire-des-regards-dans-linstitution-1-728x1024.jpg 728w, https://gillesbarberat.fr/wp-content/uploads/2021/09/Gilles-Barberat-histoire-des-regards-dans-linstitution-1-213x300.jpg 213w, https://gillesbarberat.fr/wp-content/uploads/2021/09/Gilles-Barberat-histoire-des-regards-dans-linstitution-1-768x1080.jpg 768w, https://gillesbarberat.fr/wp-content/uploads/2021/09/Gilles-Barberat-histoire-des-regards-dans-linstitution-1.jpg 795w" sizes="(max-width: 728px) 100vw, 728px" /></a></p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/livre-gilles-barberat-histoires-de-regards-dans-l-institution-traitement-du-scopique-dans-l-institution">HISTOIRES DE REGARDS … DANS L’INSTITUTION Traitement du scopique dans  l’institution Gilles Barberat</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le Travail</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/consultation-clinique-du-travail</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2021 11:24:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le travail tient une place importante dans la vie de nombreuses personnes : c’est un sujet de préoccupation, on y consacre du temps, et il s’y noue des relations et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le travail</strong> tient une place importante dans la vie de nombreuses personnes : c’est un sujet de préoccupation, on y consacre du temps, et il s’y noue des relations et des enjeux importants. Il arrive que certaines situations de travail génèrent un sentiment de souffrance, de tension ou d’insatisfaction et que l’on ait besoin de clarifier ce qui se joue pour soi dans son rapport au travail, au collectif, à la hiérarchie et à l’organisation. Les consultations de clinique du travail proposent un accompagnement centré sur la problématique du travail chez la personne qui consulte, qui doit permettre de dégager un nouvel espace de pensée et d’action.</p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/consultation-clinique-du-travail">Le Travail</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Analyse de la pratique</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/analyse-de-la-pratique</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 15:41:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sujet de l’analyse de la pratique, en tant que psychologue je m’appuie sur un cadre invariant, où durée des séances et rythmicité de celles-ci, assurent une permanence et une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au sujet de l’<strong>analyse de la pratique</strong>, en tant que <strong>psychologue </strong>je m’appuie sur un cadre invariant, où durée des séances et rythmicité de celles-ci, assurent une permanence et une continuité de l’expérience indispensable, ce qui est un point fondamental s’agissant d’une institution accueillant des sujets qui ont eu pour certains des ratés de la continuité de l’expérience avec leur environnement premier.</p>
<p>Ce <strong>travail d’analyse</strong> a pour vocation d’être un espace de points d’appui identitaire pour les professionnels de votre institution autres que ceux, chaotiques ou complexes que peuvent leur renvoyer les sujets accueillis. Ilse présente également comme un temps de parole où les salariés partageant une réalité de terrain quotidienne, viennent dire dans cet espace où la confidentialité est garantie, ce qu’ils vivent ou éprouvent dans la rencontre éducative, ce qui permet au fil des séances de pouvoir associer, symboliser ou donner du sens à des situations souvent répétitives, énigmatiques et/ou confuses. Chaque groupe se veut donc être un espace d’analyse, dont la fonction est de modifier la trajectoire et la cible des éléments chaotiques, mortifères, violents ou répétitifs en provenance des résidents qu’il convient de chercher à dé-complexifier avec l’étayage de chacun des membres du groupe.</p>
<p>Evidemment, chacun des groupes constitués a une vie imaginaire et fantasmatique singulière liée aux salariés qui la constitue, le but étant que le fil associatif entre les membres permette que chacun se questionne à sa manière et à son rythme. Aussi, est requis un climat groupal général de « suffisante bienveillance » généré par un questionnement sur les pathologies et les symptômes que les résidents ne manquent de déployer au cœur de l’institution, tout autant que par un mouvement de reconnaissance mutuelle des difficultés rencontrées.</p>
<p>A partir donc de ce que déposent, disent, banalisent, minimisent, enjolivent les éducateurs tout autant qu’à partir de ce qu’ils dénient, projettent, clivent ou passent sous silence de la rencontre (bonne ou mauvaise) avec les résidents, ce travail doit pouvoir permettre au fil des séances de poursuivre l’élaboration autour des notions fondamentales en lien avec les problématiques du public accueilli, comme les questions (sans ordre de priorité) des pathologies spécifiques à ce public, du handicap physique et/ou mental, de l’autonomie, du vide, de l’accueil, de la cohabitation entre les personnes, de la séparation, du travail avec les familles, du « traitement » de la sexualité, de la scolarité, du rapport au travail, des addictions,  des médiations de loisirs ou créatives, ou encore du lien des résidents à la nourriture, à l’autorité, au cadre, à la loi… Ce travail permet en outre d’aborder plus en profondeur la vaste question du traumatisme et de sa conséquence : la répétition <em>via</em> la manifestation d’agir, de passages à l’acte, de violences, d’attaque du corps… rejouée dans la rencontre avec l’autre et les autres.</p>
<p>Si en dernière analyse, il revient aux différentes équipes de faire le bilan de ce que cet accompagnement leur apporte concrètement dans leur travail quotidien, concernant le psychologue que je suis, je soutiens qu’il permet et favorise la rencontre subjective avec résidents, lesquels ne manquent pas de répéter les attaques du contact et du lien. Il me semble également que le travail doit donner de la cohérence dans l’intervention auprès des personnes accueillies et permettre de centrer la pratique des différents participants autour des projets individuels de ceux-ci, de (re)préciser les places, les rôles, les statuts et les fonctions dans les espaces de chacun autour de leurs interventions.</p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/analyse-de-la-pratique">Analyse de la pratique</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Le Bonheur</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/le-bonheur</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 11:21:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si on reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en partant… Qu’est-ce que le bonheur ? André Comte Sponville réponds tout simplement c’est le contraire du malheur… Mais alors qu’est-ce...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si on reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en partant… Qu’est-ce que le bonheur ? André Comte Sponville réponds tout simplement c’est le contraire du malheur… Mais alors qu’est-ce que le malheur ? C’est tout le temps où la joie paraît impossible, où lorsque l’on se réveille le matin la joie n’est pas là avec certitude, ni les jours qui suivent… Il n’y a alors que la tristesse, l’angoisse, le chagrin ou l’horreur : nous sommes alors malheureux. Qu’est ce à l’inverse le bonheur ? Le temps où la joie est perçue comme possible et même si elle n’est pas là je sais qu’un moment ou à un autre elle viendra sans doute, puis s’en ira, puis reviendra… Le bonheur n’est donc pas un absolu, et l’erreur est de le chercher désespérément. Il faut donc s’occuper du présent, vivre pleinement le présent… Et le bonheur viendra de surcroîts s’il vient et il te manquera moins s’il ne vient pas. Le philosophe Alain disait : le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’ont pas cherché…</p>
<p>Donc une vie réussie qu’est-ce ? Argent, la famille, les biens, l’amour, l’amitié, les vacances,… Sans doute&#8230; mais sans l’éphémère de la joie qui l’accompagne… Sans doute pas…</p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/le-bonheur">Le Bonheur</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>La Psychanalyse</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/psychanalyse</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 11:33:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La psychanalyse est à la fois une théorie de l&#8217;esprit humain et une pratique thérapeutique. Elle a été fondée par Sigmund Freud entre 1885 et 1939 et continue d&#8217;être développé...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La <strong>psychanalyse</strong> est à la fois une théorie de l&rsquo;esprit humain et une pratique thérapeutique. Elle a été fondée par Sigmund Freud entre 1885 et 1939 et continue d&rsquo;être développé aujourd’hui dans de nombreux pays. La <strong>psychanalyse</strong> a quatre grands domaines d’application: Comme théorie de la façon dont fonctionne l’esprit (l’inconscient), en tant que méthode de traitement des problèmes psychiques, en tant que méthode de recherche, comme une façon de voir les phénomènes culturels et sociaux comme la littérature, l’art, les films, les spectacles, la politique et les groupes.</p>
<p>A quoi sert une cure <strong>psychanalytique</strong>?</p>
<p>Freud précurseur, s’est intéressé à l’enfance parce que ses patientes de l’époque, dites « hystériques », au fil des entretiens d’avec elles, s’y référaient. Il a vite découvert que ce dont on ne se souvient pas consciemment adulte était finalement bien vivant à l’intérieur de chacun, ce qu’il nommera le refoulement, expliquant que celles-ci « souffraient de réminiscences » (Emergence répétitive de pensées, d&rsquo;images apparaissant coupées d’un évènement du passé qui pourtant continue à les causer et avec lequel elles sont en relation par des liens associatifs inconscients) : « C&rsquo;est de réminiscences surtout que souffre l’hystérique » (Étude sur l&rsquo;hystérie, 1893).</p>
<p>Si l’inconscient existait bien sûr avant Freud (comme l’électricité ou les atomes avant leur découverte), il a introduit l’hypothèse de l’inconscient (découvrant alors l’inconscient comme Christophe Colomb l’Amérique). En 1900, tel un conquistador, il fait paraitre « L’interprétation des rêves » qui s’avère être un accès à l’inconscient et pose la notion de « Ose Savoir », c’est-à-dire de mettre à jour ce dont précisément l’homme ne veut rien savoir, soit les conflits, les désirs, les pulsions destructrices (les passions tristes) et autres parties méconnues de lui même.</p>
<p>Après Freud, la pensée de l’homme sera ainsi modifiée puisqu’il montrera que le sujet tourne tel un satellite autour de sa vérité pulsionnelle, en sorte « qu’il n’est pas maitre dans sa propre maison ».</p>
<p>La <strong>psychanalyse</strong> et la <strong>psychothérapie</strong> psychanalytique sont donc appropriés pour les personnes qui se sentent prises dans des problèmes psychiques récurrents qui aliènent leurs liens internes ou d’avec les autres, qui entravent leur potentiel de connaître le <strong>bonheur</strong>(voir Chapitre Le bonheur) avec leurs partenaires, familles et amis aussi bien que les succès et l’accomplissement dans leur travail et les tâches ordinaires de la vie quotidienne. <strong>Angoisses, inhibitions, fatigues et dépressions</strong> sont souvent les signes de <strong>conflits psychiques intérieurs</strong>.</p>
<p>Aussi, c’est avec l’aide d&rsquo;un <strong>psychologue-psychanalyste</strong> que le patient peut acquérir de nouvelles idées dans les parties inconscientes de ces perturbations. Parler avec un <strong>psychanalyste </strong>dans une atmosphère de sécurité permettra à un patient de devenir de plus en plus conscient de certaines parties de son monde interne auparavant inconnues de lui (pensées et sentiments, souvenirs et rêves), offrant ainsi un soulagement de la douleur psychique, la promotion du développement de sa personnalité, et fournissant une conscience de soi qui permettra de renforcer sa confiance dans la poursuite de ses objectifs dans la vie.</p>
<p>Le <strong>psychanalyste</strong> est donc celui à qui on adresse <strong>ses angoisses, ses désirs, ses hontes, sa culpabilité</strong>, pour essayer de retrouver une liberté personnelle et acquérir la possibilité d’agir autrement que par la répétition. Une <strong>psychanalyse </strong>étant une expérience singulière de rencontre avec soi-même (le fameux « Connais-toi toi-même » de Socrate).</p>
<p>Par la parole et l’interprétation des manifestations de l’inconscient (rêves, lapsus, actes manqués) et des symptômes qui permettent de parcourir l’histoire du sujet, la manière dont elle s’inscrit dans l’histoire des autres et dans le désir de ses parents, la <strong>psychanalyse </strong>permet d’apercevoir ce que sont les désirs profonds du sujet parfois à l&rsquo;insu de lui-même, afin progressivement prétendre assumer ses désirs inconscients (« de ne plus céder sur son désir » selon la célèbre formule de J. Lacan).</p>
<p>On le voit, la <strong>psychanalyse</strong> s’adresse potentiellement à chacun et les raisons pour lesquelles on vient voir un <strong>psychologue</strong> ou un <strong>psychanalyste</strong> sont nombreuses et variées, car propres à chaque personne.</p>
<p>On peut consulter parce qu’on se sent « mal dans sa peau », « stressé », parce que l’on déprime, qu’on a du mal à dormir ou que l’on éprouve une sensation de souffrance intime ; parce que l’on ressent un sentiment de vie gâchée ou que l’on se sent inhibé dans son travail, dans sa vie amoureuse ou sociale ou dans la famille ; parce que l’on se sent envahi par des crises d’angoisse ou par des symptômes gênants qui empêchent de sortir, de voir d’autres personnes… ; parce que l’on traverse une période difficile (un deuil, une rupture) et que l’on a besoin d’en parler et d’être accompagné pour franchir ce cap ; ou bien simplement parce qu’on se pose des questions, qu’elles nous préoccupent et que l’on aimerait y trouver des réponses.</p>
<p>En conséquence, la <strong>psychanalyse</strong> est une méthode d’introspection et d’analyse de la psyché qui favorise une meilleure compréhension et appréhension de soi-même, qui libère des effets de la répétition, des liens transférentiels par trop aliénants, de la prégnance de ses idéaux, de l’encombrement de soi-même ou de l’autre, et de ses exigences narcissiques.</p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/psychanalyse">La Psychanalyse</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Psychopathologie</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/la-psychopathologie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 11:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La psychopathologie peut être définie comme une approche visant à une compréhension raisonnée de la souffrance psychique. Si l’être humain est régit par le principe de plaisir, et si vivre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La <strong>psychopathologie </strong>peut être définie comme une approche visant à une compréhension raisonnée de la souffrance psychique.</p>
<p>Si l’être humain est régit par le principe de plaisir, et si vivre pour lui s’avère être la recherche <strong>du bonheur, du plaisir, de la satisfaction, de la joie</strong>… il doit affronter toutes sortes de souffrances, de déplaisirs ou de malheurs… liés à <strong>des pertes, des deuils, des désillusions, des séparations, des sacrifices, des renoncements, des frustrations, des déceptions</strong>… Aussi, la <strong>souffrance psychique</strong> inévitable au cours d’une vie, devenant intolérable, aliénante, empêchante, coupant le sujet de lui même et des autres… deviendrait alors pathologique (nous parlons alors de psychopathologie).</p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/la-psychopathologie">La Psychopathologie</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HISTOIRES DE REGARD… DANS L’INSTITUTION, Du Traitement du scopique dans l’institution</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/psychologue-gilles-barberat-histoires-de-regard</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2020 17:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’il manque à l’appel ou bien qu’il soit sur le registre de la sur-présence, le regard prévaut partout. « On manque de (re)-connaissance », « Cela ne te regarde pas...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’il manque à l’appel ou bien qu’il soit sur le registre de la sur-présence, le regard prévaut partout. « On manque de (re)-connaissance », « Cela ne te regarde pas ! », « Je ne peux plus le voir », « L’œil de Moscou »… Nombres d’expressions liées au regard, à la vue, à l’œil, rendent compte de la primauté de la pulsion dite scopique, source d’une forme de malaise contemporain. Dès-lors et à partir de nombreuses vignettes cliniques vécues sur différentes scènes de divers théâtres institutionnels, nous verrons comment peut s’incarner ce malaise, comment les sujets (résidents, professionnels) peuvent s’exhiber, exposer leur intimité, se faire remarquer&#8230; Comment nombreux s’improvisent ainsi metteur en scène de leur propre spectacle… adressé au regard de(s) (l’)autre(s), soulignant la rémanence du couple exhibitionnisme-voyeurisme. On comprendra alors qu’une tension habite chaque sujet autour de deux pôles du regard : D’un côté la tentation de ne pas tout dévoiler et de préserver l’intime, de l’autre la tentation addictive et jouissive de tout montrer (et de regarder) toujours davantage. Par conséquent, dans ce contexte d’inflation scopique, le travail du psychologue consisterait à pouvoir soutenir l’autre (patient, résident, professionnel…) à frustrer sa curiosité, à limiter aussi bien son désir d’être vu que celui de tout voir (de s’empêcher), et à tenter de retrouver l’ambivalence favorisant l’écart, la mise en sens, la pensée, la métaphore ou la symbolisation…</p>
<p>Cet ouvrage rendra compte d’expériences vécues sur différentes scènes institutionnelles, rencontrées en tant que <strong>psychologue</strong>. Il illustre son propos par un nuancier d’exemples autour de la question du regard, sur la manière dont celui-ci est traité, appréhendé, mis en scène, éprouvé, subi… Il intéressa des lecteurs étudiants en <strong>travail social</strong> ou en <strong>psychologie</strong>, des professionnels du soins ou de l’éducation spécialisée exerçant en institutions… en prise au quotidien avec cette pulsion scopique.</p>
<p>Il s’inscrit dans la filiation des ouvrages abordants les notions inhérentes au travail éducatif et/ou social au sein des institutions, principalement sur le versant de l’<strong>analyse de la pratique</strong>. Si le référentiel théorique est plutôt celui de la <strong>psychologie clinique</strong> et de la <strong>métapsychologie psychanalytique</strong>, le parti pris est d’être au plus prêt du terrain, à partir de la pratique quotidienne et concrète des professionnels en prise avec la question du regard (pulsion scopique) et de son traitement. S’il existent des ouvrages <strong>psychanalytiques</strong> au sujet de la pulsion scopique et de son destin, peu à ma connaissance associent cette question avec la prise en compte de la dimension scopique, pourtant massive, dans les institutions en travail social.</p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/psychologue-gilles-barberat-histoires-de-regard">HISTOIRES DE REGARD… DANS L’INSTITUTION, Du Traitement du scopique dans l’institution</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Psychologie</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/la-psychologie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2019 19:12:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LA PSYCHOLOGIE est la science qui a pour but de comprendre la structure et le fonctionnement de l’activité mentale et des comportements humains. Dans l’étymologie : La psychologie (du grec...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LA PSYCHOLOGIE</strong> est la science qui a pour but de comprendre la structure et le fonctionnement de l’activité mentale et des comportements humains.<br />
Dans l’étymologie : La psychologie (du grec psukhê, âme, et logos, parole, discours) signifie « étude de l’âme ».</p>
<p>Le terme psychologie clinique est apparu en 1880 en Allemagne, en France et aux États-Unis. En France, P. Janet utilise ce terme dès 1898. Freud l’utilise en 1899 dans une lettre à Fliess : « j’aperçois les relations avec le conflit, avec la vie, tout ce que j’aimerai appeler psychologie clinique ».</p>
<p>Après la création de la licence de psychologie en 1947, D. Lagache définit la psychologie pour la constituer comme une discipline universitaire en 1949. Il définit la psychologie comme une discipline fondée sur l’étude approfondie des cas individuels (hérédité, maturation, conditions psychologiques et pathologique, histoire de la vie du sujet…).</p>
<p>La psychologie s’adresse et cherche à comprendre, aider et expliquer aussi bien la famille, le groupe, l’institution, le social ou l’individu. Pour cela, les pratiques sont multiples, la psychologie appel à des tests, des entretiens, de l’analyse institutionnelle, de l’analyse de groupe&#8230;</p>
<p>En France, on peut dire que la toile de fond de la psychologie est la métapsychologie psychanalytique. Ce qui vise donc la psychologie, c’est donc le psychisme humain, il s’agit d’une science du psychisme humain. Elle consiste en l’étude du psychisme humain, de son fonctionnement, de ses processus…</p>
<p>On y retrouve diverses approches telles que la psychologie cognitive qui étudie les troubles de la perception, de la mémoire, des apprentissages ou du langage ; La psychologie différentielle qui étudie les différences de conduite entre un individu et un groupe ; La psychologie sociale, laquelle s’intéresse à la perception que l’individu a dans son environnement social, aux relations inter-individuelles et inter-groupes (statuts, valeurs, normes…) ; La psychophysiologie étudie les relations entre les phénomènes biologiques et psychologiques appliquées au fonctionnement mental et aux comportements ; La psychologie du développement étudie quant à elle l’origine, l’évolution ou non de l’êtres humains dans ses aspects cognitifs, sociaux et affectifs ; Enfin La psychologie clinique cherche à comprendre et à expliquer le fonctionnement psychique humain et ses troubles&#8230; alors que de son côté, la psychopathologie étudie les maladies mentales et les troubles de la personnalité avec une visée de diagnostique et thérapeutique.</p>
<p>A tous ces domaines correspond une pratique psychologique, des techniques d’intervention et un métier, celui de Psychologue.</p>
<p>GILLES BARBERAT<br />
Psychologue à Bourg-en-Bresse<br />
« Le Saint-Exupéry »<br />
16 A, Boulevard de l’hippodrome<br />
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		<title>Petit historique de la phathologie du Traumatisme</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/petit-historique-de-la-phathologie-du-traumatisme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Mar 2018 09:24:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’approche psychologique Dès le XIX siècle, la psychologie se pencha sur les différentes formes que revêtent dans la psyché les marques rémanentes, à travers les études du traumatisme sexuel et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3>L’approche psychologique</h3>
<p>Dès le XIX siècle, la psychologie se pencha sur les différentes formes que revêtent dans la psyché les marques rémanentes, à travers les études du traumatisme sexuel et des névroses de guerres (Freud, Ferenczi). Oppenheim, Charcot, Janet, puis Fenichel, Kardiner et Simmel, s’intéresseront quant à eux, plus particulièrement à la névrose traumatique.<br />
Deux questions se poseront alors à propos de l’origine du traumatisme. Fallait-il envisager les symptômes spécifiques de la névrose traumatique dans une perspective purement mécanique et organique (Oppenheim) ou leur donner un point de départ encré dans le psychisme de l’individu (Freud) ? Une autre question était celle de l’identification des symptômes spécifiquement liés au traumatisme, dans la mesure où ceux-ci ne surgissaient pas toujours immédiatement après l’événement. Oppenheim, Charcot et surtout Janet mettront en évidence le rôle joué par les souvenirs oubliés ou plutôt les « idées fixes » qui influaient selon lui de façon souterraine sur le développement des traumatismes.</p>
<p>Dans la perspective freudienne, tout traumatisme relèverait de la sexualité. Toutefois, ce concept de sexualité ne limite pas la sphère du sexuel aux seules relations génitales adultes. Dans « Etudes sur l’hystérie » (1895), Freud reliait l’origine des névroses à un événement traumatique infantile. Ainsi, un adulte névrosé devait avoir subi de façon passive et non traumatisante, un traumatisme sexuel pendant son enfance. Le souvenir refoulé était alors réactivé à l’arrivée de la puberté, à la faveur d’un événement ayant un lien associatif avec le trauma initial. Deux évènements conditionneraient donc l’apparition du traumatisme. Le premier, comme mentionné plus haut serait vécu dans un état d’immaturité sexuelle et de passivité, ne prendrait son sens que dans l’après-coup tandis que le second surviendrait en déclenchant un afflux d’excitation sexuelle qui déborderait les défenses du moi. Pour Freud, une agression sexuelle subit durant l’enfance ne se transformerait en expérience traumatique que si des évènements ultérieurs réactivent la mémoire laissée par cette agression. Même si Freud ne mettra pas en doute la réalité de l’évènement traumatique, il oscillera toute sa vie entre l’hypothèse d’une séduction réelle et l’hypothèse d’une séduction fantasmée : Réalité de l’inceste ou fantasme œdipien. Il privilégiera le rôle prépondérant du fantasme dans la naissance de la névrose. Les fantasmes dont lui faisaient part ces patientes avaient trait à la séduction paternelle. La barrière entre fantasme et réalité devenait caduque dans les deux cas puisque les conséquences futures étaient semblables du fait d’un déclenchement de trop d’excitation. Plus tard,</p>
<p>dans <em>« Abrégé de psychanalyse » </em>(1938), il remplacera le père séducteur par la mère en parlant d’elle comme étant la première séductrice, unique, incomparable, inaltérable et permanente. Du coup, la figure maternelle représentait aussi une source potentielle de traumatismes du fait de son rôle dans les soins ou les contacts corporels. Il reviendra par la suite à la notion de traumatisme sexuel réel en attirant l’attention d’abord sur les répercussions de certaines influences qui, si elles ne s’exercent pas sur tous les enfants, sont malgré tout assez fréquentes : Les abus sexuels perpétrés par des adultes, séductions par d’autres enfants.</p>
<p>Freud écrira dans <em>« Les Etudes sur l’hystérie » </em>(1895) en s’appuyant principalement sur les névroses de guerres que le terme traumatique n’aurait pas d’autre sens qu’un sens économique. Il appellera ainsi un événement vécu qui, en l’espace de peu de temps, apporte dans la vie psychique un tel surcroît d’excitation que sa suppression ou son assimilation par les voies normales deviennent une tâche impossible, ce qui aurait pour effet des troubles durables dans l’utilisation de l’énergie. Un sujet en proie à l’excitation traumatique étant submergé par l’afflux pulsionnel ne pourrait plus évacuer cette surcharge. Le moi s’en trouverait débordé alors qu’habituellement pourrait-on dire, celui-ci y était préparé grâce à l’angoisse qui lui sert de défense contre les différents affects (terreur, effroi). Une autre étape de la pensée freudienne sera franchie avec <em>« Moïse et la religion monothéiste »</em> (1939). Freud y démontrera l’universalité du traumatisme comme faisant partie intégrante du développement précoce du psychisme. Il l’assimilera à des blessures narcissiques précoces. Il parlera d’impressions éprouvées dans la petite enfance puis oubliées, celles-ci devenant traumatiques en fonction de la quantité reçue. Un Moi insuffisamment organisé ne pourrait donc, selon lui, contenir les excitations trop massives et s’en trouverait alors fragilisé. Toujours selon Freud, nous devons rattacher ces expériences (à des impressions de nature sexuelle et agressive ainsi qu’à des atteintes précoces du moi) des blessures narcissiques, qui ont affecté l’enfant dans son corps, mettant avant tout en jeu les perceptions visuelles et auditives.</p>
<p>Le traumatisme aurait deux effets opposés à savoir un effet positif et un effet négatif. Les effets positifs seraient des efforts pour réactiver le traumatisme permettant de remémorer l’expérience oubliée jusqu’à parfois la rendre réelle afin d’en revivre une répétition. Ces efforts seraient des fixations au traumatisme, des contraintes de répétition pouvant être intégrées au Moi et lui prêter ainsi des traits du caractère. Ils rendraient alors possible l’organisation du Moi en favorisant la répétition, la remémoration et l’élaboration. Les effets négatifs du traumatisme oublié agiraient quant à eux de manière opposée en bloquant toute tentative de remémoration</p>
<p>et d’élaboration. Les effets négatifs du traumatisme devraient selon Freud être analysés comme des réactions de défenses.</p>
<p>L’œuvre de Freud évoquera à maintes reprises le traumatisme, qu’il soit réel puis fantasmé, la séduction par le père puis par la mère, le traumatisme spécifique de la guerre puis le traumatisme universel. Toutefois, ses derniers écrits s’opposeront à ceux de Ferenczi à propos justement de la définition du traumatisme. Lequel Ferenczi affirmait de son côté qu’à l’origine du traumatisme, on trouverait un événement réel et non fantasmé. Après avoir au début de sa carrière, rapproché les névroses traumatiques sur leur origine sexuelle, il classera, après une expérience comme médecin durant la première guerre mondiale, les névroses de guerre dans les névroses narcissiques. Les sujets ayant des tendances narcissiques seraient prédisposés aux névroses traumatiques, mais sachant que le stade narcissique représente un point de fixation majeur du développement libidinal, personne en fait ne pourrait se prétendre à l’abri d’une névrose traumatique. À partir de 1924, il refusera d’expliquer le traumatisme sexuel exclusivement par le fantasme, il s’attachera à défendre la réalité matérielle de ces mêmes traumatismes. Les passages à l’acte, les mouvements passionnels de l’adulte sur un enfant seraient bien des faits réels provocants le traumatisme d’autant plus si ceux-là étaient précoces. Ces traumatismes précoces étant les plus redoutables puisque la période œdipienne s’avère être un moment critique pour des enfants exposés aux adultes ne sachant pas jouer.</p>
<p>Dans son texte « <em>Confusion de la langue entre l’adulte et l’enfant »</em>, Ferenczi parlera de confusion des langages qui sera unedonnée fondamentale de son travail : L’enfant se plaçant sur le terrain de la tendresse, l’adulte, séduit, se plaçant sur le terrain de la génitalité. L’adulte passant à l’acte ne connaîtrait pas ou ferait semblant de méconnaître la « règle du jeu ». Selon lui, l’enfant se soumettrait dans la terreur aux actes sexuels de l’adulte, sa peur l’obligeant alors à s’oublier en tant que sujet et à s’identifier à son agresseur. Cette identification à l’agresseur était selon lui, un mécanisme de défense psychologique fondamental pour comprendre certains mécanismes répétitifs et permettait notamment dans de nombreux cas, de comprendre pourquoi un enfant battu ou victime sera à son tour un adulte abuseur. Par identification ou plutôt par introjection de son agresseur, celui-ci disparaîtrait en tant que réalité extérieure et, deviendrait intra-psychique. Ainsi, Ferenczi aura-t-il accordé au déni un rôle prépondérant dans le traumatisme, se posant la question de savoir ce qui est le plus traumatisant, de l’agression elle-même ou de ses conséquences.</p>
<h3>IDENTIFIER LE TRAUMATISME</h3>
<p>Qu’elles soient actives ou réactives, les victimes ressentent le préjudice-subi. Divers travaux cliniques ont montré que le risque d’apparition d’un symptôme post-traumatique était de 97 % dans les mois qui suivent une agression, de 47 % après trois mois et de 16 % après un an. Mais la difficulté réside dans le fait que souvent les blessures psychiques consécutives à l’acte paraissent invisibles, les rendant d’autant plus difficiles à détecter.</p>
<p>Dans la nosographie européenne classique, le concept de névrose traumatique désigne une affection névrotique développée après une expérience de traumatisme psychique ou trauma. Dans la nosographie du DSM et dans celle de la CIM-10 (tableaux en annexe), le concept d’état de stress post-traumatique désigne une perturbation mentale, supposée être de nature biologique (c’est-à-dire un stress), consécutive elle aussi à une expérience de traumatisme psychique. Ainsi, L. Crocq explicite le sens de chacun des deux mots stress et trauma :</p>
<p>Le mot stress vient du vocabulaire des métallurgistes, qui désignaient le comportement d’un métal soumis à des forces de pression, d’étirement ou de torsion. En 1914, Cannon, un physiologiste américain le transposera à la régulation hormonale des émotions chez l’animal. En 1945, R. Grinker et J. Spiegel (psychiatres américains) l’appliqueront à la pathologie psychiatrique de guerre. En 1950, H. Selye (physiologiste canadien) désignera par stress le « syndrome général d’adaptation ».</p>
<p>Dans la conception de H. Selye, le stress était un phénomène essentiellement physiologique ou neuro-physiologique, réflexe mettant immédiatement l’organisme agressé en état d’alerte de défense. La réaction de stress se déroulerait selon le circuit précis : Transmission des informations nociceptives des organes de sens au cerveau cortical par les voies nerveuses afférentes, puis transmission de ces informations du cortex vers le mésencéphale par des connexions intracérébrales, puis émission par ce mésencéphale de deux sortes de messages vers les organes effecteurs, primo des messages neurovégétatifs utilisant la voie des nerfs et secundo des messages hormonaux utilisant la voie sanguine. Des recherches postérieures (après 1980) permettront d’approfondir les mécanismes du stress se déroulant selon plusieurs axes :</p>
<ul>
<li>L’axe cathécholaminergique, reliant le locus coeruleus, le système sympathique et la surrénale, aboutit dès qu’il est activé à la libération immédiate de noradrénaline dans le sang, avec ses effets d’accroître le taux de sucre sanguin, le rythme cardiaque, la pression artérielle, la vasoconstriction périphérique et aussi la vigilance.</li>
<li>L’axe corticotrope, reliant l’hypothalamus, l’hypophyse et la surrénale, entraîne s’il est activé une libération massive de glucocorticoïdes, synthétisé par la corticotrophine hypophysaire ou ACTH, qui favorise la néoglycogènèse à partir des protides et des lipides, prenant ainsi le relais de l’adrénaline qui a rapidement épuisé les réserves en glycogène.</li>
</ul>
<ul>
<li>L’axe des peptides opiacés utilise la libération de certains peptides (la mélanotrophine et la béta-endorphine) issus de la dégradation d’un précurseur hormonal de l’ACTH (la pro-opio-mélano-corticotrophine). Ces peptides opiacés, intervenant dans la foulée de l’axe corticotrope, atténuent l’intensité de la réponse émotionnelle, en particulier de la réponse de peur.</li>
</ul>
<ul>
<li>L’axe immunitaire représenterait le niveau le plus profond de l’activité défensive du stress, car le cortisol détruit les tissus lymphoïdes et effondre ainsi les défenses immunitaires. Les glucocoicoïdes détiendraient donc un rôle ambivalent, celui d’assurer une défense dans l’urgence affaiblissant d’autant la capacité défensive résiduelle de l’organisme. Cette défense coûteuse en énergie est grevée de symptômes tels la pâleur, la sueur, la tachycardie et autres spasmes viscéraux… H. Selye prouvera que des stress violents et prolongés aboutissent parfois à la mort de l’animal.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, s’il insistera surtout sur la nature physiologique et psychophysiologique du stress, il ne se souciera pas du vécu psychique. Or depuis, il est admis que le stress a trois principaux effets de nature psychologique puisqu’il focalise l’attention sur la situation menaçante, qu’il mobilise les capacités cognitives et qu’il incite à la prise de décision et à l’action. Le stress est par ailleurs et sous cet angle une réaction utile car le sujet, grâce au stress peut échapper au danger ou se trouver en mesure d’y faire face (coping). Cependant, lorsque celui-ci est trop intense, il se mue alors en réaction de stress dépassé (inhibition stuporeuse, agitation incoordonnée, fuite panique et action automatique).</p>
<p>Nous venons de voir que le stress est donc une réaction biologique, physiologique et psychologique d’alarme, de mobilisation et de défense de l’individu à une agression, une menace ou une situation inopinée.</p>
<p>La mot traumatisme quant à lui, vient du grec <em>traumatismos</em>, signifiant action de blesser. Son acceptation française correspond plutôt au mot grec <em>trauma</em> qui signifie blessure. On doit ce terme à la pathologie chirurgicale. Il a été ensuite transposé à la psychopathologie et signifie aujourd’hui la transmission d’un choc psychique exercé par un agent psychologique extérieur sur le psychisme, provoquant des perturbations psychopathologiques transitoires ou définitives. Selon la définition de L. Crocq, le traumatisme psychique ou trauma est donc un phénomène d’effraction du psychisme et de débordement de ses défenses par les excitations violentes afférentes à la survenue d’un événement agressant ou menaçant pour la vie ou l’intégrité d’un individu, qui a été exposé comme victime, témoin ou acteur.</p>
<p>C’est P. Janet qui le premier a cerné en 1889, ce qu’est le traumatisme psychique en expliquant que des excitations liées à un évènement violent font choc émotionnel sur le psychisme, y pénètre par effraction et y demeurent ensuite comme un « corps étranger » avant de donner lieu à une dissociation de la conscience. Il préconisera à l’époque de faire réapparaître sous hypnose l’événement traumatisant oublié dans la conscience et de le révéler au patient à son réveil. En 1893, S. Freud reprendra les hypothèses de Janet en désignant la souvenance brute de l’événement par le terme platonicien de « réminiscence ». Comme mentionné plus haut, il pointa les deux aspects du trauma que sont l’aspect dynamique d’effraction et l’aspect absence de signifiant et expliquera en 1921 dans son essai <em>Au-delà du principe de plaisir</em> les aspects dynamiques de sa théorie. De nombreux exégètes de Freud s’attarderont sur le premier aspect, oubliant souvent l’aspect pourtant capital d’absence de signification. Ce sont en fait des psychanalystes militaires comme G. Briole ou F. Lebigot qui réhabiliteront cet aspect en pointant la confrontation avec le réel de la mort comme étant essentielle au trauma devenant un « court-circuit dans le signifiant » ou « traversée sauvage du fantasme ». C. Barrois en 1988, dira que l’accident traumatisant est « moment propulsif » dans sa temporalité, « épiphanie » dans son apparition subite, « apocalypse » dans sa révélation du néant et « prophétie » dans sa proclamation de la mort comme vérité dernière. Sur le plan du vécu clinique, l’expérience devient immanquablement un bouleversement de l’être, une altération profonde de la temporalité et une perte de la possibilité d’attribuer un sens aux choses.</p>
<p>L’amalgame entre les deux termes est courant dans la vie de tous les jours, or nous venons de voir comment le stress et le trauma relèvent pourtant de deux registres différents. Un registre bio-neuro-psysiologique parlant de mobilisation des ressources énergétiques pour le premier terme, psychologique parlant d’effraction dans les défenses psychiques, dont la défense qui consiste à attribuer du sens, pour le second terme. Le stress décrit les aspects neurovégétatifs, le trauma décrit la clinique de l’effroi.</p>
<h3>Clinique de la réaction immédiate</h3>
<p>Lorsqu’un individu est exposé à une agression ou à une menace soudaine mettant en jeu sa vie ou son intégrité physique ou mentale, il présente immédiatement de façon quasi réflexe, une réaction d’alarme, de mobilisation et de défense qui lui permet de faire face à cette agression. Nous avons vu que cela était désigné par le mot anglais stress. La réaction immédiate adaptative (ou stress adapté) est une réaction d’alerte et de mobilisation. Elle double l’alarme et la mobilisation biophysiologique du stress d’une alerte et d’une mobilisation psychologique se manifestant dans les sphères cognitives, affectives, volitionnelles et comportementales.</p>
<p>Cette réaction inadaptée (stress dépassé) se présente sous quatre formes :</p>
<ul>
<li>La sidération qui saisit le sujet d’un coup dans toutes ses facultés où sur le plan cognitif, le sujet est stupéfait, incapable de percevoir, d’évaluer, de penser… Où il ignore où il est et qui il est. Où sur le plan affectif, il est stuporeux, dans un état second. Où sur le plan volitionnel, il est sidéré, frappé d’une paralysie de la volonté, d’une suspension de sa faculté de décider. Où sur le plan comportemental, il demeure immobile dans le danger.</li>
<li>L’agitation est la réaction inverse, c’est-à-dire un état d’excitation psychique, de désordre affectif et d’anarchie volitionnelle où le sujet gesticule, crie, s’agite en tous sens ou profère des propos incohérents et où sa relation à l’autre est perturbée.</li>
<li>La fuite panique est une réaction de course éperdue et inadaptée. Une fuite compulsive non raisonnée où le sujet bouscule tout sur son passage avec un regard vide. Cette impulsion peut être alors contagieuse (paniques collectives).</li>
<li>Le comportement d’automate n’attire en revanche pas l’attention et ne donne pas lieu à des gestes spectaculaires de la part du sujet. Il faut alors bien l’observer pour déceler là ses gestes saccadés, là ses gestes répétitifs ou inutiles.</li>
</ul>
<p>Ces quatre réactions immédiates inadaptées sont de durée variable. Le plus souvent, la réaction immédiate adaptée n’est pas vécue sur le mode du trauma alors qu’au contraire, la réaction immédiate inadaptée est vécue comme un trauma. Cependant, les pronostiques sont incertains et c’est souvent l’avenir qui livrera son verdict sur  l’événement traumatisant qui aura été ou non vécu comme un trauma. Marmar en 1997, retiendra la confusion mentale, la désorientation spatiale, l’impression de temps ralenti, la perte du fils des idées, l’impression d’être le spectateur d’un film, l’impression d’étrangeté de l’environnement et l’amnésie de certains aspects de l’événement (symptômes cognitifs) ; l’état oniroïde, l’impression de déformation de l’image de son propre corps et l’impression que l’événement arrive à quelqu’un d’autre, mais pas à soi (symptômes affectifs) ; et l’impression d’agir en « pilote automatique » (symptôme volitionnel), comme étant des signes de dissociation péritraumatique.</p>
<h3>Clinique de la période postimmédiate</h3>
<p>Durant longtemps dans les diverses nosographies, la période postimmédiate ne fut pas identifiée. On passait directement de la réaction immédiate de stress à la névrose traumatique durable et chronicisée. Aujourd’hui, la classification internationale des maladies mentales (CIM-10, 1992) inclut bien cette période postimmédiate.</p>
<p>La réaction de stress adaptative, et parfois aussi certains stress dépassés, évoluent pendant la phase postimmédiate vers un retour à la normal. Ce retour progressif à la normal est souvent émaillé de décharges émotionnelles différées ayant pour but de libérer la tension émotionnelle contenue pendant l’action. Le sujet peut alors se mettre à trembler, à s’agiter, à crier ou s’effondrer en pleurs, faire une crise de nerfs avec une sudation intense, des nausées et des vomissements, des pertes d’urine et du contrôle sphinctérien anal. Ces actions différées apportent alors un soulagement mais peuvent le plus souvent revenir après une période de latence d’une névrose traumatique. Une variante clinique du temps de latence est une forme « euphorique-agitée » où le sujet manifeste cette euphorie de façon exubérante, logorrhéique auprès des autres. Cette euphorie cache bien sûr la fixation du sujet à son trauma et le conduit immanquablement à l’installation d’une névrose traumatique. Il y a donc comme nous venons de le mettre en évidence, un échelonnement dans l’éclosion des divers symptômes jusqu’à la constitution tardive de la névrose traumatique complète.</p>
<p>Si la reconnaissance de la phase postimmédiate a été tardive dans l’histoire de la pathologie psychotraumatique, elle a été incluse comme une partie constituante initiale de la névrose traumatique et aujourd’hui, quelle que soit la nosographie américaine ou européenne, on admet qu’il s’agit d’une période primordiale au cours de laquelle, le devenir du sujet peut se jouer.</p>
<h3>Clinique de la névrose traumatique</h3>
<p>Voyons enfin dans cette dernière partie la clinique de la névrose traumatique, laquelle nous l’avons vu a été identifiée en premier par H. Openheim en 1888 au sujet des accidents ferroviaire. Cette entité nosologique a été utilisée tout le XX è siècle avant d’être remise en cause à partir de 1980 par la DSM qui récusa le terme de névrose, lui préférant le diagnostic « d’état de stress post-traumatique », tandis que la CIM-10 rajoutait une « modification durable de la personnalité après une expérience de catastrophe » pour les cas sévères qui correspondait en fait à la névrose traumatique.</p>
<p>Pour être atteint d’une névrose traumatique, il faut qu’un sujet ait vécu, à l’origine de cette névrose, une expérience psychotraumatique impliquant non seulement le fait d’avoir été exposé à un événement potentiellement psychotraumatisant mais aussi l’effraction du système de défense qui consiste à attribuer du sens à l’insensé de l’événement. Comme avec certains états de stress, les symptômes de la névrose traumatique ne surviennent pas d’emblée de l’événement (« période de préparation » selon Freud, Charcot ou Janet). Nous avons vu que les symptômes de la réaction immédiate sont radicalement différents de ceux de la névrose traumatique et que la phase postimmédiate passe pour être cliniquement silencieuse.</p>
<p>Au sujet de la névrose traumatique, le syndrome de répétition est typique, pathognomonique. Il est l’ensemble des manifestations cliniques par lesquelles le patient traumatisé revit intensément, contre sa volonté, son expérience traumatique. Janet dès 1919, illustrait la fixation au traumatisme en reprenant un vers d’un poète où un homme harcelé par des mauvais souvenirs cherchait à partir au loin mais où <em>le chagrin montait en croupe et galopait avec lui.</em></p>
<p>Le tableau clinique de la névrose traumatique comprend trois volets :</p>
<ol>
<li>Le syndrome de répétition comporte sept manifestions cliniques :</li>
</ol>
<ul>
<li>La reviviscence hallucinatoire</li>
<li>L’illusion</li>
<li>Le souvenir forcé</li>
<li>La rumination mentale</li>
<li>Le vécu comme si l’événement allait se reproduire</li>
<li>L’agir comme s’il se reproduisait</li>
<li>Le cauchemar de répétition</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li>Les symptômes non spécifiques<strong> </strong></li>
</ol>
<p>Ses symptômes sont l’asthénie, l’anxiété, des symptômes psychonévrotiques, des troubles psychosomatiques et des troubles de conduites. Les traumatisés deviennent alors asthéniques, fatigués ou épuisés (asthénie physique, psychique et sexuelle) et deviennent anxieux, en proie à des crises d’angoisse ou à une tension anxieuse intercritique. Les sujets sont alors pris d’accès d’angoisses psychiques et somatiques et ont des manifestations psychonévrotiques empruntées aux névroses de transfert telles des crises ou des conversions hystériques, des phobies ou autres  rituels divers. D’autres individus émettent des plaintes somatiques très fortes (céphalées, gastralgies) avec parfois des troubles caractérisés comme l’asthme, des ulcères, des colites spasmodiques ou encore des eczémas… Il ne leur reste alors pour se plaindre que le langage du corps et de l’organe. Enfin, la totalité des traumatisés présentent des troubles de conduite et caractériel comme par exemple l’anorexie, la boulimie, la toxicomanie post-trauma, les tentatives de suicide ou les rixes.</p>
<ol start="3">
<li>L’altération de la personnalité<strong> </strong></li>
</ol>
<p>La plupart des traumatisés déclarent enfin avoir changé de personnalité depuis leur trauma, exprimant par-là la profonde altération qu’a subie leur personnalité. Cette altération a été remarquée par de nombreux cliniciens de la névrose traumatique (Abraham, Ferenczi, charpentier, Simmel…). Fénénichel en 1945 donna une définition intéressante, précisant que la névrose traumatique effectue un triple blocage des fonctions du moi : les fonctions de filtration de l’environnement, les fonctions de présence au monde et les fonctions libidinales d’amour et de relation à autrui.</p>
<p>En fin de compte et selon une définition du professeur Crocq, le patient à la suite d’un événement traumatique n’a jamais plus la même façon de percevoir le monde, de l’apprécier, de le penser, d’y aimer, d’y vouloir et d’y agir. Il a établi avec le monde, avec les autres et avec lui-même, un autre type de relation, marqué par la persistance anormale de la souvenance de l’éprouvé traumatique brut, par la mise à distance du monde réel et par l’adoption d’une nouvelle attitude envers autrui, à la fois méfiante et vainement possessive.</p>
<p>Nous avons montré en quoi la victimologie (ou psychotromatologie) est aujourd’hui une science. En particulier, nous avons insisté sur l’objet qui l’intéresse, c’est-à-dire le lien entre le corps et le psychisme humain. Sur la méthode et le moyen privilégié dont les divers psychiatres ou psychologues cliniciens usent pour approcher leur objet. Nous avons donc parlé dans un premier temps de la différence (souvent non établies) entre le stress et le trauma et dans un bref historique de la pathologie du trauma, retracé les acquis progressifs de cette science. Nous avons enfin montré en quoi la clinique de la réaction immédiate et celle de la période postimmédiate étaient distinctes entre elles et comment celles-ci étaient distinctes à leur tour de la clinique de la névrose traumatique. Nous avons donc donc montré quel chemin la psychologie clinique suivait pour préciser non seulement son objet mais aussi ses méthodes. Ce parcours se faisant en corrélation avec les développements de la théorie traumatique et des concepts, ces points paraissent rendre compte de la scientificité de cette jeune discipline.</p>
<h4>BIBLIOGRAPHIE</h4>
<ul>
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<li>JANET P ., <em>L’automatisme psychologique, </em>Paris, Alcan, 1889</li>
<li>LEGIBOT F., <em>« Stress et trauma », Neuropsy, </em>n° spécial « Les syndromes psychotraumatiques », mars 2003</li>
<li>LOPEZ G. et FILIZZOLA G., <em>Victimes et victimologie, </em>Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 1995</li>
<li>SIRONI F., <em>Bourreaux et victimes, </em>Editions Odile Jacob, 1999</li>
</ul>
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		<title>Victimologie</title>
		<link>https://gillesbarberat.fr/psychanalyse-psychiatrie-victimologie-bourg-en-bresse</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[franck]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Mar 2018 16:20:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le développement de la psychanalyse et de la psychiatrie d’une part, l’évolution de la criminologie d’autre part, ont favorisé l’émergence récente d’une nouvelle discipline appelée « victimologie » en essayant...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le développement de la psychanalyse et de la psychiatrie d’une part, l’évolution de la criminologie d’autre part, ont favorisé l’émergence récente d’une nouvelle discipline appelée « victimologie » en essayant de donner une définition satisfaisante à propos du statut de victime. Nous allons donc nous intéresser à cette discipline et aux pathologies du trauma qui l’accompagne, lesquelles pathologies sont plus en plus mis sur le devant de la scène sociale. Il s’agira de faire un historique de cette nouvelle discipline et de repérer quel en est son objet d’étude.</p>
<p>Après un historique de la pathologie du trauma, nous ferons la distinction entre le stress et le trauma et reviendrons ensuite sur la clinique de la réaction immédiate, puis sur la clinique de la période postimmédiate et enfin sur la clinique de la névrose traumatique. Ces divers points permettront de présenter les critères de scientificité de cette discipline et de repérer les outils conceptuels dont dispose le psychologue clinicien pour mener à bien son travail auprès de personnes victimes d’agressions les plus diverses.</p>
<h2>Victime</h2>
<p>S’interroger sur ce qu’est une victime ne va pas de soi, la victime ayant été pendant des années, considérée qu’à travers le prisme d’une culpabilité d’origine religieuse. Ainsi, même lorsque son innocence fut avérée, son sacrifice était reconnu comme nécessaire par la collectivité pour apaiser les Dieux vengeurs. Il aura fallu le développement des sciences humaines, et plus particulièrement de la psychanalyse, pour permettre de comprendre la nature du déterminisme pouvant peser sur les différentes victimes.</p>
<p>Issu du latin victima, qui possède un sens religieux, le mot victime désignait à l’origine une créature vivante offerte en sacrifice à une divinité et, par extension, toute personne qui sacrifiait volontairement sa vie ou son bonheur à quelqu’un, à une idée, ou qui était sacrifiée à la haine et à la vengeance de quelqu’un. Le sacrifice constitua ainsi longtemps un élément essentiel de la vie religieuse primitive. Les mythes en perpétuaient le souvenir au travers de cérémonies où, pour assurer l’équilibre et la survie de leur communauté, les hommes immolaient des victimes aux Dieux. Progressivement, les animaux ont remplacé les hommes lors de meurtres rituels. C’est ainsi qu’à l’époque d’Euripide (V è siècle avant J-C), même lorsque des dangers particulièrement pressant mettaient la cité en péril, on ne sacrifiait presque plus d’être humain. Mais plus généralement, la mise à mort des victimes constituait un acte religieux signifiant que la victime expiait pour la communauté une faute originelle et du même coup, l’en délivrait. On peut donc dire qu’une dynamique sacrificielle orientait la pensée mythique et religieuse.</p>
<p>Freud a tenté de comprendre, à la lumière du mythe d’Œdipe, comment la culpabilité pouvait être source d’un ordre social, repérant par-là les racines fantasmatiques de la nécessité d’expiation et du sacrifice. Dans son livre Totem et Tabou, il démontra que le complexe d’œdipe ne se trouvait pas seulement au cœur du conflit névrotique de l’individu, mais constituait aussi le noyau de l’éducation et de la culture. Il expliqua l’universalité de la loi dans sa dimension symbolique par le mythe du meurtre du Père de la horde primitive, dévoré par ses fils, privés de femmes : À l’origine, aurait existée la horde primitive, dirigée par un Vieux tyran se réservant les femelles et chassant ses fils lorsqu’ils pouvaient devenir ses rivaux. Un jour, les frères, sans exception, s’unirent pour tuer le père et pour se partager son corps. Coupables, ceux-là prirent la décision de renoncer définitivement à la mère. Ils édictèrent alors la loi des lois concernant la prohibition du cannibalisme et de l’inceste, celle-ci étant la limite ultime (impérative et catégorique) de toute évolution possible des lois positives. Cette communion totémique réalisera l’identification au père mort, redouté et admiré pour devenir loi symbolique. C’est cette identification et cet accès à la loi qui fonderont la société comme telle, avec sa morale, ses institutions et sa culture. Les deux premiers tabous consistant à ne pas tuer le totem (substitut du père) et à ne pas se marier avec des parents (tabou de l’inceste) constituèrent la transposition sociale du complexe d’œdipe. L’interdit de l’inceste est la loi qui règle les rapports entre les sexes et les générations, socle de la vie sociale. Le meurtre collectif du père, réel puis symbolique, permettait chez les membres du groupe, l’idéalisation du disparu, aimé et haï, et l’incorporation de son image, devenant alors le soubassement de la loi commune.</p>
<p>Pour Freud, la Loi est bien une donnée symbolique culturellement transmise par le langage.C’est donc le meurtre collectif, la haine et la culpabilité, qui constituent le fondement du lien social. D’autres auteurs comme R. Girard, G. Lefort ou J.M. Oughourlian ont aussi décrypté les mythes comme le récit d’une mise à mort collective qui déboucherait sur la sacralisation de la victime et l’avènement d’une culture.<br />
L’avènement d’une science</p>
<p>En raison de la force des préjugés religieux attachés à la notion de victime et à sa dimension sacrée, l’étude scientifique de celle-ci n’allait pas de soi. Face à toutes ces croyances où le hasard était souvent mis en avant, ce sont les criminologues les premiers qui s’intéresseront d’un point de vue scientifique aux victimes et feront très vite valoir les liens existant entre les victimes et leurs bourreaux. Durant un long temps, les victimes furent donc considérées comme étant également coupable de l’être. Les sciences humaines ont alors essayé de comprendre comment des personnes en arrivaient à se constitué de la sorte. De ce point de vue, la notion de traumatisme est devenue déterminante.</p>
<p>La victimologie est née aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne. Elle consista en une analyse des processus et des causes par lesquels un individu devient victime et des conséquences que cela induit, sans oublier les droits auxquels il peut prétendre. La France reconnaîtra cette discipline comme une science à part entière en 1944 en créant la Société Française de Victimologie et en créant également un diplôme universitaire de victimologie ainsi qu’un diplôme universitaire de stress et de catastrophe à l’université.</p>
<p>Von Hentig, Mendelsohn, Ellenberger et Fattah furent les premiers à mener une étude systémique des victimes (1950) où la victime et le criminel ne pouvaient être dissociés. C’est Mendelsohn, un avocat en droit pénal, qui le premier emploiera le terme de victimologie lors d’une intervention en psychiatrie (1947) intitulé : « De nouveaux horizons bio-phycho-sociaux : La victimologie ». Mais c’est Von Hentig qui sera considéré comme le véritable père de la victimologie moderne puisqu’il sera le premier à systématiser l’étude des victimes et à en dégagera des traits caractéristiques permettant une typologie. Il définira deux catégories de victimes : « Le criminel victime » et « la victime latente ». D’autres chercheurs détermineront d’autres profils psychologiques mettant en évidence les prédispositions victimogènes de certains individus, profils psychologiques qui aujourd’hui ne sont plus valables. En 1967, Fattah définira la victimologie comme étant l’ensemble des connaissances biologiques, psychologiques, sociologiques et criminologiques concernant une victime. Elle s’éloignera plus tard des théories et ne s’intéressera alors qu’à la victime directe, défendant la thèse de la culpabilité à priori de la victime.<br />
Nous venons de voir que l’apport des criminologues en matière de victimologie fut considérable. Néanmoins, ceux-ci se seront seulement contentés à catégoriser les victimes. La psychanalyse reprendra alors les avancées de ces premiers chercheurs en l’éclairant par la notion de traumatisme et en lui donnant une signification différente. Il aura fallu attendre la fin du XIX è siècle et ses accidents de chemin de fer (auxquels Charcotconsacra divers travaux dans les années 1850) pour voir Oppenheim reconnaître le concept autonome de névrose traumatique, et voir Janet puis Freud se pencher sur la pathogénie du trauma. Ensuite, les deux guerres mondiales favoriseront toutes sortes de recherches. Toutefois, c’est la guerre du Viêt-Nam qui inspirera en 1980, à la nouvelle nosographie américaine la réhabilitation de la névrose traumatique, sous l’appellation de Post-Traumatique Stress Disorder (PTSD) et en français « état de stress post-traumatique ».</p>
<p>Mais avant cela, les précurseurs furent nombreux. Dès 900 avant J-C, l’iliade d’Homère faisait mention de la peur des guerriers face au danger, de l’horreur face aux blessures mutilantes… Gilgamesh en 2200 avant J-C parlait d’un roi allant jusqu’au portes de l’enfer et interrogeant l’âme d’un ami qu’il avait vu mourir. L’antiquité livrera également de véritables observations cliniques tels Hérodote en 450 avant J-C, Hippocrate en 420 avant J-C ou Xénophon en 401 avant J-C qui mentionneront des rêves de batailles de guerriers. La chanson de Roland vers 1100 présentera les mêmes caractéristiques de réalisme d’horreur et de mystère face à la mort.</p>
<p>En 1572, le Roi Charles IX se plaindra à son médecin d’être harcelé jour et nuit par des visions effrayantes et des cauchemars de cadavres vus durant des massacres. Plus tard, vers 1600, Shakespeare dans des pièces de théâtre fera état de rêves de batailles ou d’un couple torturé par les remords de son crime. En 1654, Pascal présentera dans un texte suite à un accident personnel dans son carrosse, tous les symptômes de ce qui est nommé aujourd’hui comme étant une « une névrose traumatique ». Les évènements de la Révolution et les guerres de l’Empire fourniront à Pinel des cas cliniques consécutifs à des frayeurs et à des émotions morales. Quant aux médecins des armées napoléoniennes comme Larrey, Percy ou Desgenettes, ils dénommeront « syndrome du vent du boulet » les états confuso-stuporeux des combattants épargnés de justesse par un boulet.</p>
<p>L’apparition des canons rayés et des mitraillettes rendra les guerres du XIX è siècle toujours violentes et effroyables. Tolstoï en 1854 décrira la souffrance psychique des blessés et l’étrange comportement saisissant les combattants luttant contre la mort. H. Dunant en 1862 décrira le désespoir des blessés abandonnés sur le champ de bataille (il parla de prostration, d’état d’agitation et parlera d’un cas « psychosomatique » à propos d’un soldat autrichien revenu de guerre). La guerre de Sécession américaine donnera aussi l’occasion à deux médecins de l’armée nordiste (J.M. Da Costa et S. Weir) de décrire le « cœur du soldat » et « l’hystérie postémotionnelle » chez l’homme. Entre les années 1857 et 1866, Duschesne en France ou Eriksen en Angleterre consacreront des travaux sur le cortège des premiers accidents ferroviaires. Charcot en France procéda à ses présentations de malades parmi lesquels figuraient justement des victimes de ces accidents de train (1884-1889).</p>
<p>Le XX è siècle sera un siècle de guerres et de destructions massives encore insoupçonnées, occasionnant de multiples traumas. L’allemand Honigman créera le terme de « névrose de guerre » qu’il considèrera comme étant une simple variété étiologique de la névrose traumatique d’Oppenheim. La seconde guerre mondiale se terminera par la découverte des camps nazis et soviétiques ainsi que par les bombardements atomiques au Japon. Targowla puis Eitinger décriront à leur tour en étudiant ces douloureux épisodes, la névrose traumatique des gens ayant réchappés à ces horreurs massives. Mais comme déjà exprimé, c’est la guerre du Viêt-Nam qui viendra compliquer tous les tableaux cliniques en vigueur à l’époque à propos de la nosographie du trauma, tant celle-ci heurtera les consciences aussi bien aux Etats-Unis que dans le reste du monde.</p>The post <a href="https://gillesbarberat.fr/psychanalyse-psychiatrie-victimologie-bourg-en-bresse">Victimologie</a> first appeared on <a href="https://gillesbarberat.fr">GILLES BARBERAT</a>.]]></content:encoded>
					
		
		
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